El Guernica es un Belén, una composición de un Nacimiento tal y como se viene representando en Europa y particularmente en España desde que, introducido por Carlos III, se convirtió en un motivo de regocijo familiar tradicional en la intimidad de la celebración de la Navidad. Un Belén con todos sus elementos: el buey, la mula, la Virgen, San José, y los pastores, además de la estrella y el ángel anunciador, en el instante que sigue a la súbita destrucción.
Evidentemente, Picasso transforma el modelo para que esa «adoración de los pastores» represente el horror, no de la guerra en general, sino de la Guerra de España en particular. El buey se transforma en un toro, siempre cerca de la Virgen. La mula se transforma en el caballo del picador en la corrida de toros, por eso aparece ataviado con el peto defensivo, con los pañuelos que envuelven su pecho y una de sus patas, mientras cae abatido por la misma lanza del picador, clavada en su grupa, cuya punta asoma por el vientre. La Virgen destrozada, sostiene al niño Jesús en brazos, muerto por las explosiones. No es la Piedad, porque no sostiene a Jesucristo arrancado de la Cruz, sino al niño Jesús reventado por las bombas. Aquí es donde arraiga el máximo patetismo de la escena. San José no es solamente el guerrero muerto que empuña una espada rota, es también una figurilla destrozada. Su cabeza, al igual que la mano que empuña la espada, parece más un trozo de una pieza del Nacimiento que un cuerpo desgarrado.
Asimismo, el personaje que ilumina la escena entrando desde la ventana de la derecha es el ángel anunciador de los pastores, y no meramente alguien sorprendido en el lecho por las bombas. Las dos mujeres que aparecen por la derecha, la mujer con la toquilla y la que eleva sus brazos al cielo, son los pastores que entran en escena en la adoración, una de ellas, al correr hacia la Virgen con el niño muerto, parece también arrodillarse. Del mismo modo, la Estrella de Oriente es la bombilla cenital estrellada que ilumina la escena.
Esta idea me pareció siempre demasiado arriesgada para presentarla en público, hasta que, buscando entre los intérpretes, encontré al menos dos planteamientos que coincidían plenamente con ella. Una proviene del genial Quino, que en dos viñetas nos cuenta la historia de una mujer que encarga a una señora de la limpieza la ordenación de un salón en el que figura una reproducción del Guernica. La mujer pone tanto celo en su trabajo que ordena el cuadro colocando los animales en el establo a la derecha, y los demás personajes a la izquierda en un orden que podría recordar un Belén. Más tarde encontré que el historiador del arte Jean Clair había propuesto una interpretación del Guernica como un Nacimiento invertido. La idea, por tanto, tiene un fundamento racional y ya podemos encontrar algunos artículos en Internet, uno muy interesante, firmado por Héctor Solsona Quilis, y otro por Luís Marián, que establecen esta relación sin ambigüedad.
Pablo Huerga Melcón, “La otra cara del Guernica”, Nómadas. Revista Crítica de Ciencias Sociales y Jurídicas | 23 (2009.3)
http://www.ucm.es/info/nomadas/23/pablohuerga_es.pdf
http://www.nodulo.org/ec/2009/n090p13.htm
Héctor Solsona Quilis, “Teología del Guernica. (El Guernica de Picasso como primer cuadro de la muerte de Dios)”, A Parte Rei . Revista de Filosofía, 20, 2002
http://serbal.pntic.mec.es/~cmunoz11/guernica.pdf
Luis Marián, “AntiNavidad: Guernica y Belén”
http://www.protestantedigital.com/new/leerarticulo.php?265
domingo, 13 de septiembre de 2009
domingo, 9 de agosto de 2009
Correctores de estilo de Le Monde

Mots perdus » Olla-podrida
Une maison de pêcheur abandonnée, sur les rives du lac Prespa, qui baigne à la fois la Grèce, l’Albanie et la Macédoine yougoslave. Nous sommes ici au cœur de la Macédoine historique, en pleine macédoine de nationalités, de religions et d’alphabets (le latin pour l’albanais, le grec, et le cyrillique pour le macédonien). Du temps où cette région appartenait à l’Empire ottoman, elle était bien plus hospitalière et ne connaissait pas les frontières. Depuis elle a été partagée entre de multiples Etats, plus ou moins hostiles. Il y a encore dix ans, la rive grecque du lac était zone interdite, pour cause de proximité avec l’Albanie. Il y a plus d’un demi-siècle, pendant la guerre civile grecque (1946-1949), la région était tenue par les insurgés communistes, qui y avaient installé une sorte de kolkhoze de pêche. Olla-podrida : mot espagnol qui signifie “pot-pourri” et qui était souvent employé pour rendre compte de la diversité nationale de la Macédoine.
http://correcteurs.blog.lemonde.fr/wp-content/plugins/fgallery/fim_photos___a__3607__s__mots-perdus__i__photo3.jpg.html
olla podrida.
1. f. La que, además de la carne, tocino y legumbres, tiene en abundancia jamón, aves, embutidos y otras cosas suculentas.
lunes, 6 de julio de 2009
Familia conventual
L' abbesse était élue à vie par l'ensemble des religieuses de choeur. Son pouvoir était tempéré par la réunion hebdomadaire des choristes en chapitre et par la soumission due à l'évêque.
La prieure était élue par l'ensemble des religieuses de choeur pour un terme de trois années. Elle devait seconder l'abbesse et la remplacer en cas de maladie ou de décès.
Les autres officières du couvent étaient nommées directement par l' abbesse pour un mandat qui durait vraisemblablement trois ans.
L'économe gérait les comptes du couvent.
La sacristine veillait à l'entretien des vêtements et des ornements liturgiques et avait théoriquement trois autres religieuses sous ses ordres.
Selon le règlement, le soin de la cave était confié à deux moniales et recouvrait deux domaines distincts : d' une part, l'achat et la vente du vin, ainsi que sa distribution pour le culte, la cuisine ou les récréations des soeurs; d' autre part, la gestion des travaux manuels réalisés dans le couvent.
La soeur infirmière devait secourir les malades et veiller à ce que le matériel médical
soit en bon état. La religieuse chargée de la cuisine était aidée d' une ou de plusieurs soeurs converses.
Il y avait théoriquement deux portières. Elles étaient chargées d'ouvrir les portes aux personnes qui avaient obtenu l'autorisation d'entrer dans la clôture et elles recevaient les produits livrés par les fournisseurs.
Les religieuses devaient observer le silence et vivaient cloîtrées.
Les moniales se levaient vers quatre heures du matin en été (cinq heures en hiver), pour se rendre directement à l'office de prime. Ensuite, elles prenaient leur collation matinale au réfectoire. Les repas ne devaient pas excéder une demi-heure et devaient se dérouler en silence. Après la collation matinale, les religieuses s'employaient aux occupations qui leur étaient dévolues (travail manuel, domestique, office). Le reste de la journée s'articulait entre les deux repas vers quatorze heures trente et dix-neuf heures trente, et les principaux offices : vêpres à quinze heures, complies à di x-huit heures. Les religieuses se couchaient vers vingt ou vingt et une heures et se relevaient peu avant minuit pour célébrer les matines.
LIBERT Marc, "Vie quotidienne des couvents féminins de Bruxelles au siècle des Lumières (1754-1787)" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume hors-série 9, Editions de l’Université de Bruxelles, 1999.
http://digistore.bib.ulb.ac.be/2008/a066_1999_HS009_f.pdf
La prieure était élue par l'ensemble des religieuses de choeur pour un terme de trois années. Elle devait seconder l'abbesse et la remplacer en cas de maladie ou de décès.
Les autres officières du couvent étaient nommées directement par l' abbesse pour un mandat qui durait vraisemblablement trois ans.
L'économe gérait les comptes du couvent.
La sacristine veillait à l'entretien des vêtements et des ornements liturgiques et avait théoriquement trois autres religieuses sous ses ordres.
Selon le règlement, le soin de la cave était confié à deux moniales et recouvrait deux domaines distincts : d' une part, l'achat et la vente du vin, ainsi que sa distribution pour le culte, la cuisine ou les récréations des soeurs; d' autre part, la gestion des travaux manuels réalisés dans le couvent.
La soeur infirmière devait secourir les malades et veiller à ce que le matériel médical
soit en bon état. La religieuse chargée de la cuisine était aidée d' une ou de plusieurs soeurs converses.
Il y avait théoriquement deux portières. Elles étaient chargées d'ouvrir les portes aux personnes qui avaient obtenu l'autorisation d'entrer dans la clôture et elles recevaient les produits livrés par les fournisseurs.
Les religieuses devaient observer le silence et vivaient cloîtrées.
Les moniales se levaient vers quatre heures du matin en été (cinq heures en hiver), pour se rendre directement à l'office de prime. Ensuite, elles prenaient leur collation matinale au réfectoire. Les repas ne devaient pas excéder une demi-heure et devaient se dérouler en silence. Après la collation matinale, les religieuses s'employaient aux occupations qui leur étaient dévolues (travail manuel, domestique, office). Le reste de la journée s'articulait entre les deux repas vers quatorze heures trente et dix-neuf heures trente, et les principaux offices : vêpres à quinze heures, complies à di x-huit heures. Les religieuses se couchaient vers vingt ou vingt et une heures et se relevaient peu avant minuit pour célébrer les matines.
LIBERT Marc, "Vie quotidienne des couvents féminins de Bruxelles au siècle des Lumières (1754-1787)" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume hors-série 9, Editions de l’Université de Bruxelles, 1999.
http://digistore.bib.ulb.ac.be/2008/a066_1999_HS009_f.pdf
domingo, 5 de julio de 2009
Clavicordio ocular (2)
Bibliografía complementaria a la anotación del 25 de marzo de 2008:
MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, eds., "Autour du Père Castel et
du clavecin oculaire" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XXIII,
Editions de l’Université de Bruxelles, 1995.
http://digistore.bib.ulb.ac.be/2008/a053_1995_023_f.pdf
MORTIER Roland, HASQUIN Hervé, eds., "Autour du Père Castel et
du clavecin oculaire" in Etudes sur le XVIIIè siècle, Volume XXIII,
Editions de l’Université de Bruxelles, 1995.
http://digistore.bib.ulb.ac.be/2008/a053_1995_023_f.pdf
miércoles, 10 de junio de 2009
Ensaimada ensimismada
Abstención
La abstención en Cataluña ha alcanzado su máximo histórico. Un 62,4 del censo no fue a votar. Cifra apoteósica. Seis puntos por encima de la media europea y nueve de la española. Al nivel del euroescepticismo británico y de la profunda crisis política holandesa. Y en franca aproximación a las animadas democracias del Este de Europa, en especial las bálticas, que no en vano subrayaron muchas veces los nacionalistas hasta qué punto eran modelos para Catalunya. Apoteósica, pero no esporádica. En las anteriores europeas la abstención fue del 60,2. En el referéndum sobre el Tratado de la Constitución, del 59,4. Y en la votación sobre el Estatut, aquella necesidad largamente sentida de la patria, del 51,1. Este es el balance de participación política que ofrece la gestión de la izquierda nacionalista. Importantísimos proyectos de construcción local o europea se han saldado con el disenso pasivo de más de la mitad del censo de votantes. Pasivo… Es bastante probable que a partir de ciertos niveles de abstención sólo quepa hablar de disenso activo, reforzado por el casi 3 por ciento que votó en blanco.
El cinismo bien retribuido, tan poderoso en el establishment catalán, se pondrá a hablar de esta desafección política en términos de líquida posmodernidad. Lo requiere el líquido. Pero hay dos cadáveres que siempre acaba devolviendo la playa. El primero corresponde al nominalismo izquierdista al que acude el gobierno de don José Montilla con puntual obscenidad electoral y que esta vez se ha manifestado en una de las campañas más grotescas de la democracia: ¡quién iba a decirle al pobre Chirac que, a estos efectos de espacio y tiempo su cara engalanaría el pim, pam, pum verbenero del socialismo catalán! Pero el alto y sofisticado proyecto de un corte de mangas a la derecha tampoco es capaz ya de implicar a los votantes. Ni mediante el hooliganismola izquierda catalana ha sido capaz de crear una comunidad política de ciudadanos.
Luego está la propia Europa. El tema de Europa. Es uno más, aunque destacado, de los cuentos que Catalunya se ha explicado a la vera de la lumbre. El europeísmo. Catalunya fue muy europeísta cuando bastaba con decirlo, sin más hechos. O cuando Europa era una posibilidad de desagregación: mera forma refinada de antiespañolismo. Ahora que Europa existe, que es trámite y papeleo, entidad y esfuerzo, discusión y réplica antes que macerada niebla romántica, ahora que es unificación, a Catalunya ha dejado de importarle Europa. Como todo lo que no sea la ensaimada ensimismada (Juaristi lo llamó “bucle melancólico”, pero el mío lleva manteca) que luce desde hace décadas a modo de privilegiado cráneo colectivo.
http://www.arcadiespada.es/
La abstención en Cataluña ha alcanzado su máximo histórico. Un 62,4 del censo no fue a votar. Cifra apoteósica. Seis puntos por encima de la media europea y nueve de la española. Al nivel del euroescepticismo británico y de la profunda crisis política holandesa. Y en franca aproximación a las animadas democracias del Este de Europa, en especial las bálticas, que no en vano subrayaron muchas veces los nacionalistas hasta qué punto eran modelos para Catalunya. Apoteósica, pero no esporádica. En las anteriores europeas la abstención fue del 60,2. En el referéndum sobre el Tratado de la Constitución, del 59,4. Y en la votación sobre el Estatut, aquella necesidad largamente sentida de la patria, del 51,1. Este es el balance de participación política que ofrece la gestión de la izquierda nacionalista. Importantísimos proyectos de construcción local o europea se han saldado con el disenso pasivo de más de la mitad del censo de votantes. Pasivo… Es bastante probable que a partir de ciertos niveles de abstención sólo quepa hablar de disenso activo, reforzado por el casi 3 por ciento que votó en blanco.
El cinismo bien retribuido, tan poderoso en el establishment catalán, se pondrá a hablar de esta desafección política en términos de líquida posmodernidad. Lo requiere el líquido. Pero hay dos cadáveres que siempre acaba devolviendo la playa. El primero corresponde al nominalismo izquierdista al que acude el gobierno de don José Montilla con puntual obscenidad electoral y que esta vez se ha manifestado en una de las campañas más grotescas de la democracia: ¡quién iba a decirle al pobre Chirac que, a estos efectos de espacio y tiempo su cara engalanaría el pim, pam, pum verbenero del socialismo catalán! Pero el alto y sofisticado proyecto de un corte de mangas a la derecha tampoco es capaz ya de implicar a los votantes. Ni mediante el hooliganismola izquierda catalana ha sido capaz de crear una comunidad política de ciudadanos.
Luego está la propia Europa. El tema de Europa. Es uno más, aunque destacado, de los cuentos que Catalunya se ha explicado a la vera de la lumbre. El europeísmo. Catalunya fue muy europeísta cuando bastaba con decirlo, sin más hechos. O cuando Europa era una posibilidad de desagregación: mera forma refinada de antiespañolismo. Ahora que Europa existe, que es trámite y papeleo, entidad y esfuerzo, discusión y réplica antes que macerada niebla romántica, ahora que es unificación, a Catalunya ha dejado de importarle Europa. Como todo lo que no sea la ensaimada ensimismada (Juaristi lo llamó “bucle melancólico”, pero el mío lleva manteca) que luce desde hace décadas a modo de privilegiado cráneo colectivo.
http://www.arcadiespada.es/
martes, 5 de mayo de 2009
Tú, cuya mano
Tú, cuya mano me ha bañado
de un fuego transparente las espaldas,
cuyos ojos en claros naufragios hundieron
algunos principios elementales de mi alma,
tú eres mi patria.
Tú, que no tienes apellido,
que no sé si eres pájaro o si alcándara,
que de todos tus brazos las letras de plomo
cayéndose han ido, como si fueran nueces vanas,
tú eres mis padres
y mi patria.
Tú, que ni tú te acuerdas dónde
tendiste a orear las nubes blancas,
que de tantos amores que tienes confundes
el nombre de todos los días de cada semana,
tú eres mi Dios
y mis padres
y mi patria.
Tú, que tan dulcemente besas
que el cielo bocabajo se volcaba,
y que no se sabía de quién ya la lengua,
de quién la saliva, de puro sabrosa y templada,
tú eres mis leyes
y mi Dios
y mis padres
y mi patria.
Tú, que apacientas calaveras
por las praderas de la verde África
y a los rojos leones les echas de pasto
las rosas de leche de luna de Nuruquimagua,
tú eres mi ejército
y mis leyes
y mi Dios
y mis padres
y mi patria.
Eres mi ejército y mis leyes
y mi Dios y mis padres y mi patria,
y el ejército y Dios y las leyes y todas
las patrias y padres se creen que tú no eres nada:
que no eres nada.
AGUSTÍN GARCÍA CALVO
14 Tu cuya mano - Amancio.Prada
de un fuego transparente las espaldas,
cuyos ojos en claros naufragios hundieron
algunos principios elementales de mi alma,
tú eres mi patria.
Tú, que no tienes apellido,
que no sé si eres pájaro o si alcándara,
que de todos tus brazos las letras de plomo
cayéndose han ido, como si fueran nueces vanas,
tú eres mis padres
y mi patria.
Tú, que ni tú te acuerdas dónde
tendiste a orear las nubes blancas,
que de tantos amores que tienes confundes
el nombre de todos los días de cada semana,
tú eres mi Dios
y mis padres
y mi patria.
Tú, que tan dulcemente besas
que el cielo bocabajo se volcaba,
y que no se sabía de quién ya la lengua,
de quién la saliva, de puro sabrosa y templada,
tú eres mis leyes
y mi Dios
y mis padres
y mi patria.
Tú, que apacientas calaveras
por las praderas de la verde África
y a los rojos leones les echas de pasto
las rosas de leche de luna de Nuruquimagua,
tú eres mi ejército
y mis leyes
y mi Dios
y mis padres
y mi patria.
Eres mi ejército y mis leyes
y mi Dios y mis padres y mi patria,
y el ejército y Dios y las leyes y todas
las patrias y padres se creen que tú no eres nada:
que no eres nada.
AGUSTÍN GARCÍA CALVO
14 Tu cuya mano - Amancio.Prada
lunes, 4 de mayo de 2009
Periodismo-anacoluto: "Socializar" en Paraguay

El 'harén' de Paraguay
La vida sexual del presidente Lugo responde a una tradición de machismo y promiscuidad en un país en el que el 70% de los hijos son ilegítimos
VERÓNICA CALDERÓN - Madrid - 02/05/2009
Cuando el presidente de Paraguay y ex obispo católico, Fernando Lugo, de 57 años, reconoció haber procreado un niño, que ahora tiene dos años, con Viviana Carrillo, de 26, desató una crisis política en su país y, fuera de sus fronteras, levantó más de una ceja. Lugo, que consiguió en 2008 poner fin a 61 años de hegemonía del Partido Colorado, ha sido señalado como el padre de dos críos más. Pompeyo Lugo, hermano del mandatario, atribuyó las denuncias a "una campaña sucia" para desestabilizar al Gobierno, según declaró a medios locales. El presidente justificó sus actos como el "fruto de procesos históricos". La historia de su país le da la razón.
En Paraguay, el ex religioso no es ningún pionero en paternidad irresponsable. La cultura sexual del país suramericano es el producto de una historia repleta de abusos, promiscuidad y machismo; marcada por una guerra que diezmó a su población. "Las mujeres mantienen los hogares y se encargan de los hijos; los hombres se dedican a socializar", describe la antropóloga Patricia Kluck, especialista en América Latina de la Universidad de Maryland (EE UU). Como resultado de la "socialización", Paraguay tiene la segunda mayor tasa de fecundidad de América -sólo es superado por Haití- y uno de los más altos índices de hijos ilegítimos del continente.
Las explicaciones se remontan a la época colonial. Los primeros españoles, liderados por Domingo Martínez de Irala, llegaron a Paraguay en 1536. Pronto descubrieron que el oro y la plata no abundaban. Aún así, fundaron en Asunción la primera capital de los asentamientos hispanos en Suramérica. Ahí se crearon los primeros harenes de la región, llenos de mujeres guaraníes, y se gestó una sociedad donde "el mestizaje era abundante", según apunta el historiador Richard Sacks, autor del libro Paraguay: the personalist legacy (Paraguay: el legado personalista). "El propio Irala eligió como concubinas a varias indias e instó a sus hombres a mezclarse con las mujeres del lugar", comenta. La mezcla es evidente hasta hoy. Más de la mitad de la población paraguaya (unos siete millones de habitantes) habla guaraní, la lengua materna de un 28%.
Sacks relata que cuando el explorador Álvar Núñez Cabeza de Vaca, enviado como adelantado, advirtió a Carlos V de la promiscuidad que reinaba en la colonia, la población se sublevó en su contra. Cabeza de Vaca fue enviado de vuelta a España, acusado de atropellos contra indígenas y españoles.
El siglo XIX consolidó a una sociedad machista y permisiva.El país vivía bajo una política de aislamiento, sin que sus habitantes cruzaran sus fronteras, hasta la Guerra de la Triple Alianza, en 1865. La lucha armada enfrentó a Paraguay contra Brasil, Argentina y Uruguay y mató a más de la mitad de sus habitantes. Su población masculina quedó diezmada. La guerra acabó con un 90% de los hombres jóvenes paraguayos. La promiscuidad fue asumida como una vía de supervivencia. "La ilegitimidad no era un lastre social si el hijo conocía el nombre de su padre y, menos aún, si era reconocido", comenta Kluck, quien afirma que "una sociedad de pocos hombres fortaleció al machismo".
Un machismo que impera en Paraguay. Un 80% de las mujeres del país han sido víctimas de abuso sexual, según un estudio del Centro Paraguayo de Estudio Nacional de la Población. Derechos Humanos calcula que, cada día, seis niñas o mujeres paraguayas sufren de violencia física o sexual. Y los datos oficiales señalan que siete de cada 10 hijos son registrados sólo por la madre -en México, uno de cada seis- pese a que en la actualidad los hombres paraguayos no escasean. Son el 50,4% de su población.
Hasta los predecesores de Lugo cumplen con la tradición. Ocho de los 45 presidentes paraguayos fueron hijos de madres solteras, y por lo menos 17 tuvieron hijos ilegítimos. No todos han salido indemnes de los líos de faldas. El presidente Eligio Ayala (1924-1928) murió en 1930 en un crimen pasional, que involucró a su amante Hilda Diez y a Tomás Bareiro. Ayala sorprendió a Diez con Bareiro y los hombres se enfrentaron a duelo. Sólo Diez sobrevivió.
http://www.elpais.com/articulo/internacional/haren/Paraguay/elpepiint/20090502elpepiint_6/Tes
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